Parcours de vie – Riche en couleurs et en aventures

D’origine bretonne et vendéenne par ses grand-parents, Gérard-Robert CORMY est né en 1931 dans la région parisienne.
Champigny sur Marne. Joinville le Pont. Marne la Coquette n’ont plus de secret pour lui.


Le Tremblay et les galopeurs. Vincennes et les trotteurs. Chevaux et Jockeys sont ses premiers dessins… ses horizons d’enfance. Les paysages où vécurent Monet et Manet bercent ses espérances auprès de sa grand-mère auprès de qui il a grandi.
Les oeuvres d’Hogarth et son célèbre Tarzan, les dessins de Gustave Doré le font rêver, et plus tard, Rubens ou le Caravage…

Sa mère travaillera dès son plus jeune âge.
Son père, comme son grand-père sont artistes : sculpteurs sur bois et peintres, anciens compagnons du devoir, ils deviennent artisans décorateurs et ébénistes d’art. Ils transmettent le virus à Gérard qui déjà à 7 ans ne quitte plus ses crayons et ses pinceaux.

Ses parents s’apprêtent à reprendre Gérard-Robert avec eux lorsque la 2 ème guerre mondiale éclate. Son père qui a servi dans l’aviation sera mobilisé.

Les horizons de Montmartre et Montparnasse s’étant assombris, il subira l’occupation des allemands qui fait de son grand-père paternel et de son père des résistants au service des combattants de l’ombre.

La famille au complet subira l’éxode et reviendra à Paris comme tant d’autres. Puis c’est la libération.

Son grand-père l’inscrit à l’école des Beaux Arts.



Diplômé d’une grande école de dessin et de peinture, il travaille comme décorateur
. Puis il retourne en Provence près de Castellane où il rencontre sa future compagne.

Puis c’est le départ. Il sert dans l’armée de l’air comme son père. En novembre 1951 il se marie en toute intimité.

De nouveau il quitte son art pour partir au Viet-Nam du Nord. Il revient en France en 1954, blessé au camp retranché de Na-San et choqué. Il croyait avoir servi la France et apprend sur son lit d’hôpital la chute de Dien-Bien-Phu tandis que plusieurs de ses amis sont encore là-bas… Il est démobilisé en 1955 à Leucate. Il a repris ses pinceaux et expose à Narbonne, Perpignan… et retourne en Provence quelques mois durant lesquels il brossera plusieurs toiles, son épouse, et son fils sont ses modèles favoris, puis repart à Paris.

Les toiles sont chères de même que les chevalets. Sa femme le soutiendra toujours et lui prépare de vieux draps qu’il tend et enduit…

Les commandes de toiles se font toujours rares, alors il se consacre a des copies d’oeuvres célèbres – Renaud et Armide. Le bain de Diane, la Liseuse, la Giligence, Ulysse et Cyclée, la leçon de piano, l’enlèvement des filles de Leucipe, etc. Pendant 3 ans, on le rencontre souvent au Louvre puis Place du Tertre.
Il exposera à Paris bien sûr, mais aussi à Digne les Bains, Perpignan, Champigny, Leucate, etc.
Le portrait de Louison Bobet commandé par le parrain du champion, le fait mieux connaître du public. Il illustre ensuite son premier roman sur l’Indochine « La statue de Jade ».

Des collectionneurs lui commandent les portraits de comédiens célèbres. Charleston Heston pour Moïse. Jeffrey Hunter pour Jésus. Kirk Douglas pour Ulysse.
Sa vie de décorateur le mènera à poursuivre son chemin jusqu’en 1960. Il travaille pour le cinéma (affiches) puis à la Société Technicolor, ainsi que sur le Paquebot « France ».

Mais la décoration et la peinture ne suffisent plus à nourrir sa famille et ses 5 enfants, alors il sert l’administration tout en continuant ses expositions.


En 1981 il se retire définitivement en Vendée et prépare son exposition sur la « Bible », puis sur la « Mer et le littoral ». Une exposition de nus suivra.
De nombreux visiteurs chaque année… Puis il expose de nouveau en dehors de sa Galerie à la Barre de Monts à Chalons sur Saone, à Notre Dame de Monts pour une « ARTEXPO », la région Nantaise, etc…
En 1989, il prépare sa célèbre exposition sur « les Guerres de Vendée » 85 toiles pour cinq années de travail. En 1993, la présentation complète des « Géants de l’Ouest » attire de très nombreux visiteurs par an, après Saint Jean de Monts. Cholet. Notre Dame de Monts et Soullans. C’est un succès qui est cher à son coeur.

Toujours soutenu par son épouse, en 1992, a lieu la première exposition qui deviendra permanente dans la propriété du couple. Alors se succèdent ses toiles, dévoilant des thèmes comme « le Grand Livre d’Histoire », « la Belle Epoque », « l’Indochine », « les Guerres de l’Ouest », « l’Empire des Mers », et autres histoires sur les artistes et les fleurs, les Nues…

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